[J'aurais préféré vivre][P.Cohen]
C'est une sorte de douleur, incrustée au fond de chaque paroi du corps. Incurable, le seul mot qui résonne au fond de soi. La douleur, la peur..a se demander quand viendra l'heure ? Pourquoi? Comment on s'en sortira? Comment on s'en sortira quand la peur s'arrêtera et quand le manque, l'absence, le vide succèderont à cette peur, à cet instant tant redouté? Le coeur bousillé? Le sang sortant de la trachée? Est-ce qu'on tiendra debout ? Est-ce que quelqu'un viendra vous prendre la main, vous emmènera bien loin ? Est-ce que quelqu'un brisera votre pudeur, et consolera vos faiblesses d'enfant ? L'angoisse, qui ronge, qui harcèle, celle qui ne laisse aucun repit. On arrive on ne sait pas comment il sera derrière la porte. Beau de toutes manières, dans son sourire, dans ses yeux humides, fatigués par la vieillesse, fatigués par la vie, par la mort. La peau pâles ridée, le peu de peau qu'il reste sur les os... La fatigue. La douleur a enfin un visage. Un beau visage, contradiction écoeurante. La peur aussi. La fin, la mort prend une forme absurde essaie de s'introduire dans la vie. Bataille dégueulasse qui englobe tout le temps, qui l'accélère. Les secondes, le tic tac de l'horloge de cette cuisine accélère, comme les battements de nos curs... Encore plus fort, encore plus vite, vers la fin soudaine qui va frapper, quand ? Toujours la même question, la même crainte. Des reponses, l'impossible, cela est sûre on ne tiendra pas debout. On essaiera de garder le peu de consistance qu'il nous reste pour faire bonne figure. Et puis non plus rien n'aura d'importance, surtout pas le regard des autres. Alors on s'écroulera de douleur, on effleura le sol, beaucoup trop de fois, seule sur ce carrelage tant de fois côtoyer, sur le parvis de l'église peut être. On n'en est pas là, alors on chasse les idées de sa tête, on se vide. Trop plein de choses, toujours les mêmes, étourdissantes, rongeuses, dévastatrices. Aucun repit, aucune trêve. Alors on n'oublie pas, on continue, on réalise avec le temps, mais on n'accepte pas. On essaie, même si on n'y arrive pas. Peine perdue, je le sais si bien, que je ne suis pas faite pour ce jeu là de la vie. Depuis toujours, mes tendres démons reviennent, me surgissent à la figure, mes cauchemars, quand maman et papa mourraient et quand moi j'étais seule, perdue. Des années j'ai hurlé, j'ai pleuré, de panique, de peur d'angoisse. Le sommeil ponctué de douleur. Aujourd'hui le sommeil m'a quitté, bataille gagnée contre la nuit, contre le noir des cauchemars. Contre la vie ? Pas encore... un jour cela est sûr.
C'est l'histoire d'une gamine, qui n'a jamais réussit à vivre pour elle, qui ne vivait que pour les autres.. C'est l'histoire d'une petite fille qui voulait partir, qui voulait mourir avant les autres, parce que sa mort au fond ne lui fait pas peur, puisqu'elle ne peut y échapper, mais la mort des autres la terrorise, chaque jour, un peu plus. Partir avant les autres, parce qu'elle est lâche, depuis toujours la jeune enfant, parce qu'elle sait qu'elle va souffrir de leurs absences, et elle est lâche face à cette souffrance, le combat elle veut l'abandonner, lui tourner le dos une fois pour toute.. Mais se retourner pour toujours, obligerait les autres à se battre seule contre l'absence, le néant, ce petit trou au fond de vous, dans la gorge, dans le ventre, ce lui qui se creuse qui empêche la faim de s'installer, qui régurgite tous sentiments, qui appuie, brise et dévaste le peu de vie... Piqûre de rappel incessante, « tu ne peux oublier, il te manque et cela pour toujours ». Pour toujours... cela résonne, une alarme, une sirène hurlante.. le corps cède à la folie, un corps brûlant, les vannes s'ouvrent, assèchent le corps, la peau salée se rétracte, la raison se dissout, et toute envie d'avancer s'enfuit... La passion s'évanouit, la drogue réanime un peu ce goût de vivre, pour tout ceux qui ne peuvent plus, en leur mémoire, en leur honneur, vivre plus fort pour qu'ils sentent de là où ils sont qu'on vit pour eux, juste pour eux, qu'ils battent au fond de nous encore et pour longtemps, et sans ce battement, on les aurait déjà rejoint depuis bien longtemps. Devrait-il cesser ce battement finalement?
<<Je me fends comme le monde.>>
[Trois femmes][S.Plath]
Elle a eu la rage, trop de douleur, trop de souffrance en dehors d'elle qu'elle veut tout absorber, boulimie de terreur, pour qu'elle foute un peu la paix aux autres, qu'elle la consume elle.
Electrastar, les larmes... seule sur le carrelage. June. Et ce n'est que le début de sa propre fin, elle ne peut plus résister, au manque. Trois ans bientôt, et ce cap est impossible à franchir. 0 :57 secondes, la tête qui cogne le sol, il n'en faut pas plus pour qu'elle foute tout en l'air. Un peu plus pour se foutre en l'air. Mais pas encore, elle stoppe la musique, ce ne sera pas pour cette fois, pas encore. Demain peut être quand la solitude recommencera quand, elle s'autodétruira à nouveau, seule sur ce carrelage si blanc, si froid. Son ami, celui qui recueille toutes ces larmes, ces cris sans reponses, ces appels à l'aide, auxquels elle n'attend plus de reponse depuis bien longtemps. Le grand soir, les yeux brouillés, le corps vidé.. Il lui reste sa voix, la seule et l'unique qui lui a permise de sortir du gouffre, qui lui a redonné l'envie de se battre, de changer, de grandir un peu, et d'assumer ce qu'elle est, ce tas de manque et d'absence, cette fille qui a le doigt sur son étoile à jamais, puisque personne ne sait qui elle est en vrai.
Alors continuer, avancer, part eux. Et tant pis si on la traite de folle, parce que c'est cette folie qui permet à ses jambes de la supporter encore un peu, de la faire avancer, au milieu de ces visages incompris. Et cela ils ne le comprennent pas. Parce que ces 6 soirs là seront pour tous ses en allés, et enfin pour sa propre (sur)vie, car ses larmes, son corps ne se videra plus sur ce carrelage, mais au milieu de la foule, dans le noir et qu'elle n'aura enfin plus honte de ce deuil qu'elle n'arrive toujours pas à faire. Les plaies s'ouvrent une à une, et elles se cautérisent le temps d'un soir par la jouissance qu'ils lui offrent, dans cet autre univers, enfin, elle vibre, elle flotte, ailleurs... ailleurs.
<< Ne me juge pas mal, mais considère-moi plutôt comme quelqu'un qui de temps en temps a le coeur trop lourd. >>
[Journal d'Anne Franck
C'était l'avant, et il n'y pas d'après. Un trou, large et béant au creux du corps, sans fond, sans fin. La douleur, l'absence. Vidée de tout, comme un fantôme qui se promène, fille en filigramme.
Dans 19 jours je retrouve la vie, le temps d'un soir.
Etrangement j'en ai peur, peur d'Electrastar mais aussi du Grand Soir, et de Bye Bye Valentine qui a pris un tout autre sens depuis ce 26 octobre 2009.
Mais Elle sera là, comme ce soir de juin, mes doigts entre les siens, ses lèvres sur mes larmes, pour m'empêcher de sombrer.









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hell is here on earth. hell is a state of mind.
Jolie gallerie, Indo inspire tellement de choses a la fois...
Pour repondre a ta question, oui Le deuxieme sexe est un livre a lire mais il est complique, il faut vraiment prendre son temps pour bien assimile ce qui est dit... Mais a la fin on ne regrette pas!
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